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Grandir ensemble: moi, YPARD et le CGIAR

Nadia Manning -Thomas

A l'occasion des 10 ans de YPARD, Nadia Manning-Thomas, Responsable des partenariats au Bureau de gestion du système du CGIAR, réfléchit sur elle-même et le rôle de YPARD et le CGIAR pour faire grandir des talents.

Je suis ravie de contribuer aux célébrations des 10 ans de YPARD par le biais de ce blog, à travers lequel je réfléchis sur comment moi-même, YPARD et le CGIAR avons grandi ensemble - pendant cette période.

Faire grandir des Talents

Il y a quelques années, je travaillais sur une initiative lancée par le CGIAR sur les technologies de l’information et de la communication et la gestion des connaissances (ICT-KM) appelée «Talents en croissance»: des jeunes dans l’agriculture. L'initiative avait été lancée dans le cadre de l'Année internationale de la Jeunesse des Nations Unies en 2010, comme moyen de reconnaître les réalisations, les opportunités et les défis de la jeunesse dans l'agriculture.

Dans le cadre de cette initiative une série de blogs capturait et mettait en valeur les perceptions, les leçons et les aspirations de jeunes professionnels et les organisations qui les soutiennent dans le secteur agricole. Le deuxième blog de cette série était un entretien avec moi, sous le thème de la «jeunesse fait voyager les connaissances agricoles ». Ce blog décrit le travail que je faisais, comment je me sentais en tant que jeune personne travaillant dans l'agriculture et au sein du CGIAR, et ma relation avec YPARD. Donc j’ai pensé, selon les bonnes pratiques de recherche, utiliser ceci comme référence pour observer ce que je suis devenue, comment CGIAR a grandi, et comment YPARD a grandi, entre mon premier blog et celui-ci, et pour nous encourager tous à continuer de faire croitre des talents!

Je suis encore un talent en pleine croissance!

Depuis 2010, je suis passée d'un poste de subalterne travaillant sur le partage des connaissances dans l'un des centres du CGIAR au poste de directeur des partenariats au Bureau de gestion du système du CGIAR. Cette croissance a été soutenue par les nombreuses opportunités que j'ai eues au fil des ans qui m'ont aidé à développer mes connaissances, mon expérience et ma confiance.

En fait, certaines de ces opportunités ont émergées en travaillant avec YPARD. Un exemple de cela a été mon premier contact avec YPARD : j’ai été nommée à siéger dans son Comité de pilotage en tant que représentante du CGIAR, qui, comme la chronique le décrit dans mon blog était :

"... La première fois que j’étais dans un comité de pilotage ; cela a été une courbe d'apprentissage réelle. Je n’aurais jamais pensé que j'aurais eu une telle opportunité à mon âge ; cette expérience a été inestimable. J'ai augmenté mes propres compétences tout en élargissant mon réseau professionnel ".

Et j’ai maintenant siégé et même présidé différents comités de pilotage, récemment celui de la troisième Conférence mondiale sur la recherche agricole et le développement (GCARD3) ; les jeunes ont occupé une position très importante dans la conférence mondiale: GCARD3.

Dans mon blog en 2010, j’avais aussi dit:

"La voix des jeunes scientifiques du CGIAR, y compris la mienne, n’est pas toujours entendue». «Je me sens parfois hésitante à lever la main ou à dire quelque chose ou quand j’étais choisie pour avoir un rôle plus direct dans les réunions. J'ai travaillé dur pour me donner plus de confiance et surmonter cela. À cet égard, YPARD essaie de collaborer avec d'autres groupes pour offrir une formation en leadership et les compétences de présentation, tout en explorant d'autres voies de formation qui peuvent bénéficier les jeunes ".

Je me trouve maintenant dans une meilleure position pour que ma voix soit entendue, mon opinion pris en compte, et pour être en mesure de fournir une forte influence en particulier dans la façon dont le CGIAR poursuit sa voie pour plus d'impact vers des résultats de développement. On m'a donné des opportunités pour cela, y compris à travers des projets, des événements et des processus sur lesquels j'ai travaillé avec YPARD à fournir à  ses membres des possibilités de participer et d'avoir une voix. Et maintenant - bien que je sois encore une jeune personne selon la définition de YPARD - je me retrouve à jouer le rôle de conseillère senior au nom du bureau de gestion du système du CGIAR au sein de YPARD, et j’espère influencer plus d'opportunités pour d'autres jeunes à être impliqués et avoir une voix.

Et je suis encore en pleine croissance. Je suis heureuse d'avoir des mentors sur mon lieu de travail pour me soutenir alors que je construis mes compétences et l'expérience nécessaires pour améliorer mes tâches actuelles et pour avancer dans ma carrière. Je crois fermement que le mentorat est inestimable pour les jeunes, donc suis très heureuse de voir que le mentorat est également devenu une activité clé de YPARD.

La croissance de YPARD à faire grandir des talents

Ma trajectoire correspond à celle de YPARD, et la trajectoire que YPARD tente de fournir à de nombreux jeunes professionnels de son réseau. En offrant des possibilités d'être impliqués, d'être exposés, d'apprendre et de rencontrer d'autres, YPARD fournit des capacités et des expériences précieuses, pierres angulaires nécessaires pour tous les jeunes à se développer. Je félicite donc YPARD pour ses efforts et ses succès pour l'autonomisation des jeunes professionnels dans le secteur agricole et le développement ; j’en suis un produit.

Et ses efforts pour faire participer les jeunes et avoir une voix ont aussi accru. Dans mon blog en 2010 j’avais souligné que:

«Nous avons travaillé de façon acharnée pour obtenir un certain nombre de sièges et de financement pour les jeunes professionnels à quelques grandes conférences. Par exemple, en 2009, nous avons préconisé pour qu’un jeune professionnel de chaque Centre du CGIAR soit sponsorisé pour participer au Forum scientifique du CGIAR aux Pays-Bas. Chacun des jeunes professionnels était requis de participer activement dans ces sessions ".

Nous pouvons observer l’étendue de la croissance à partir ce premier exemple en considérant la participation de YPARD à de grands événements tels que le Forum Mondial des Paysages (GLF), en marge de la Conférence des parties sur les changements climatiques où YPARD a commencé avec l'organisation d'un panel de jeunes dans un événement parallèle à Varsovie (COP19) et a grandi jusqu’à l'organisation d’une session dédiée, type « Dragon Den » à Paris (COP21).

YPARD a également continué à explorer sa niche et les possibilités de contribution dans le domaine du développement agricole. En plus d'un accent sur la situation des jeunes professionnels actuels, YPARD s’est orienté de façon à jouer un rôle dans le mouvement croissant pour mieux comprendre et élaborer des interventions pertinentes pour adresser l'énorme défi de la jeunesse et de l'emploi qui se profile. Il a travaillé en étroite collaboration avec le programme de recherche du CGIAR sur les systèmes des zones arides pour le développement de sa stratégie jeunesse, qui vise à :

«Engager les jeunes à créer leur avenir dans l'agriculture en bénéficiant de processus dynamiques, innovants de développement agricole qui améliore l'accès des jeunes femmes et hommes, et le contrôle des atouts agricoles, des technologies, des services, des produits et des revenus, et le pouvoir de décision pour favoriser les moyens de subsistance en zones arides; ce qui améliore le statut, l'influence et l'engagement des jeunes agriculteurs, des agro-entrepreneurs et des professionnels à développer des fermes rentables, des entreprises liées à l'agriculture et l'agro-transformation, ainsi que les entreprises de services qui sont écologiquement et économiquement durables et socialement justes".

L'accent du CGIAR sur les jeunes a aussi grandi!

J’ai travaillé avec le CGIAR dans diverses capacités au cours des 11 dernières années et ai aussi vu grandir cette organisation. CGIAR a accru son soutien aux jeunes afin qu’ils aient une avoir une voix et des opportunités pour développer leurs capacités. Nous avons constaté des efforts individuels par les centres du CGIAR et les programmes de recherche du CGIAR pour formaliser une approche pro-jeunes tels que le Programme des jeunes Agripreneurs soutenu par l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA) et la Stratégie pour les jeunes du programme de recherche du CGIAR dans les zones arides. Maintenant, nous voyons aussi que l'accent sur les jeunes a pris une importance au niveau du système du CGIAR dans son ensemble.

Dans sa Stratégie et son Cadre de Résultats (SRF) 2016-2030, il y a une plus grande reconnaissance et attention portée sur les jeunes. En décrivant ce qu'il fait différemment, le SRF souligne que le CGIAR «mettra l'accent sur l'esprit entrepreneurial et l'innovation le long de la chaîne d'approvisionnement agro-alimentaire pour fournir des opportunités majeures pour l'emploi des jeunes." La jeunesse, ensemble avec les questions de genre, a été articulée en tant que question transversale et se pose à travers l'ensemble du programme de recherche. En tant que question transversale SRF reconnaît que :

«Les besoins des jeunes doivent aussi être pris en compte. Prioriser le secteur de l’entrepreneuriat rural et de l’agro-alimentaire, au long de la chaine de valeurs, offrira de grandes opportunités pour l'emploi des jeunes ».

La deuxième génération de programmes de recherche du CGIAR (CRPs) a été invitée à proposer la façon d’aborder ce sujet et nous voyons quelques réflexions et activités émergentes intéressantes sur la jeunesse à travers la deuxième phase de portefeuilles. Certains des programmes élaborent un programme de recherche sur les questions de la jeunesse, y compris des questions clés de recherche, des outils adaptés à la question des jeunes et des données analysées par tranches d’âge ; et certains indiquant qu'ils exploreront le rôle des jeunes le long de la chaîne de valeur ou tout au long du cheminement pour plus d’impact. Certains mettent l'accent sur l'augmentation des possibilités d'emploi des jeunes dans les secteurs privé et public, tandis que d'autres veulent faire en sorte que les jeunes bénéficient d'interventions développées par le programme lui-même. En outre, d'autres regardent la façon de développer les capacités des jeunes. Bien que les programmes varient actuellement dans la façon dont ils abordent les thèmes de la jeunesse, ce qui les unit est qu'ils ont tous une stratégie pour aborder le thème de la jeunesse.

Alors que nous regardons en arrière ces dix dernières années et célébrons la croissance de YPARD et des autres autour, nous devons nous assurer que nous utilisons les leçons et les résultats pour alimenter une nouvelle poussée de croissance chez les jeunes dans l'agriculture et le développement. Continuons à grandir!

Restez avec nous tout au long de l'année 2016 sur http://www.ypard.net/fr/célébrons-les-10-ans-de-ypard  et prenez part aux célébrations!

Crédit Photo 1: Neil Palmer/Flickr