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Améliorer l’accès au financement des jeunes agriculteurs

Améliorer l’accès au financement des jeunes agriculteurs«Les jeunes ont leur mot à dire dans le développement de l’agriculture au sein de nos Etats».

C’est en ces termes que Ken Lohento, Coordonnateur de programme TIC au CTA, plante le décors de la session 39 sur le thème : «Améliorer l’accès au financement des jeunes agro-entrepreneurs : modèles innovants et questions de reproduction».

C’était à l’occasion du jour 2 de la conférence internationale sur le financement de l’agriculture du 14 au 18 juillet 2014 à Nairobi au Kenya. « L’avenir de l’Afrique passera inéluctablement par les jeunes » renchérit Madame la représentante de l’Union Africaine. Aujourd’hui, le secteur agricole a besoin de l’engagement de la jeunesse. La tâche se veut être très lourde et très ardue pour cette jeunesse laissée à elle-même, confrontée à une toute autre réalité.

Une série de défis

Le chemin des jeunes vers l’engagement dans l’agriculture est parsemé d’embuches. La première d’entre elles est l’accès à la terre, souvent difficile pour les jeunes, encore plus pour les jeunes filles. La réglementation juridique est très souvent rigide et ne les permet pas d’acquérir d’espaces pour leur projet. Ceci se veut un paradoxe pour l’Afrique qui compte plus de 60% de terres arabes. Il est difficile aussi de se lancer dans l’agriculture si l’on n’est pas informé de son potentiel en terme de gain ou bien des enjeux qu’elle représente dans le développement de nos économies. Le manque de connaissance, d’informations et d’éducation est donc un autre défi.

Puis viennent l’absence de financement, la manque de garanties suffisantes pour permettre aux jeunes porteurs de projets sur l’agriculture d’accéder aux services financiers, le manque d’information sur les marchés, etc. Par ailleurs, la réticence des jeunes, urbains comme ruraux, à s’engager ou demeurer dans l’agriculture est liée au très faible développement du secteur rural, qui rend pénible la vie rurale.

Face à ces nombreuses difficultés, les jeunes africains notamment manquent de repères, d’exemples de réussites dont ils pourraient s’inspirer. La liste des défis est encore bien longue. Des propositions de solutions ont émergé des échanges avec un panel fourni d’expériences diverses.

Quelques pistes de solutions et recommandations

Des solutions expérimentées dans divers pays (Nigéria, Ghana, Ouganda, Kenya, Benin, Tanzani, Etats Unis, l’Europe de l’Est) ont été prescrites. Il a été plus question de sensibiliser et d’encourager la jeunesse à prendre part au développement agricole par ce que c’est elle qui héritera de la charge de soutenir ou d’accentuer les efforts déjà entrepris.

Crédit photo: Arne Hoel / World Bank

Lisez l'article complet rédigé par Cyrille Nanko, journaliste citoyen pour la conférence Fin4Ag, sur CTA