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Jeunesse, Agriculture, Alimentation et Développement (durable)- L'agenda '2016'

A l'occasion des 10 ans de YPARD, la présidente du comité de pilotage de YPARD, Nidhi Nagabhatla,  aussi employée à l'Institut de l'Université des Nations Unies pour l'eau, l'environnement et la santé (UNU-INWEH), au Canada, partage avec nous l'agenda '2016'  où elle envisage les jeunes, l'agriculture et l'alimentation et leur contribution au développement durable.
 
Nous vivons dans un monde connecté. Ceci est aussi vrai que la présence d'Internet dans nos poches et nos téléphones dans nos mains. La théorie de la connectivité domine les plans tactiques pour le développement durable dans tous les secteurs, y compris l'agriculture et la production alimentaire.
 
De plus, de mon expérience, la jeunesse est aussi critique que des thèmes tels que «genre» et «équité», dans l'agenda collectif de développement qui rend les solutions de mise en place d'un développement durable possibles. Plusieurs défis demeurent cependant,  pour réaliser cette connectivité. Parmi ceux-ci, rendre plus présente la voix des jeunes professionnels dans les dialogues sur le Développement, l'accès accrue de la jeunesse aux données, informations et opportunités pertinentes pour la mise en œuvre de programmes de développement, une plus grande sensibilisation et la capacité à diriger la théorie du changement et changer la dichotomie existante de l'exclusion / insertion des jeunes, parmi  tant d'autres.  
 
Ainsi, le développement des capacités des jeunes sur des questions cruciales de développement doit être pertinemment connecté avec le Partenariat des Jeunes pour les Objectifs de développement durables. Il est intéressant de noter que l'Organisation des Nations Unies accorde une attention particulière à cela; rappelez-vous la journée mondiale des compétences de la Jeunesse du 15 Juillet où le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a souligné la nécessité de renforcer notre détermination à investir davantage dans l'autonomisation des jeunes.
 
À YPARD, notre programme d'intégration du développement des jeunes dans l'agriculture est claire et droite. YPARD apporte la voix et la confiance pour les jeunes qui ne sont encore pas souvent impliqués dans l'établissement du programme de développement agricole. Environ 2 milliards de jeunes (10-24 ans) peuplent le globe, principalement dans les pays en développement, appelant à des efforts dédiés et ciblés (et politiques) pour renforcer leurs capacités et compétences. Mais, la réalité est différente. Il n'y a pas de politique claire ou universelle sur les jeunes, et il n'y a que quelques réseaux qui abordent les questions qui touchent leur avenir. Le dialogue autour de l'avenir de l'alimentation s'interroge sur les technologies, la demande et l'offre, ne tenant cependant pas compte de ce que les jeunes professionnels pensent du travail dans l'agriculture. Parmi les problèmes auxquels sont confrontés la plupart des pays aujourd'hui est l'insuffisance des investissements dans la construction d'un capital humain qualifié et la lutte contre les grands taux de chômage chez les jeunes. YPARD, en tant que réseau par les jeunes, pour les jeunes, est en tête du changement que nous voulons voir, et en lien avec ceci, permettez-moi de partager comment tout cela a commencé pour moi.

Aussi loin que je puisse me souvenir ...

J'ai rejoins YPARD au début de l'hiver 2011 et tres vite ensuite, assisté au Forum scientifique du CGIAR 2011, en Octobre à Beijing. J'y ai rencontré des jeunes chercheurs incroyables de divers pays - Pays-Bas, la Chine, l'Inde, l'Ouganda, le Bangladesh, l'Argentine, l'Éthiopie, le Kenya et plus. Je garde de bons souvenirs de Pékin, ou, en tant que YPARD'iens, nous avons créé des liens d'amitié forte, liés par une passion commune: "Nous allons donner une image positive de l'agriculture, où l'agriculture s'auto-traduit par une alimentation saine, des gens en bonne santé et une planète à l'environnement durable.''
 
Connectés par cet intérêt commun pour le secteur agricole et les sciences de la production alimentaire, nous avons discuté sur des sujets thématiques - mais aussi sur les lacunes et les besoins en matière d'intégration des jeunes dans les discussions. Comment pouvons-nous assurer que les jeunes chercheurs puissent grimper ces quelques marches à la scène, de public passif à participants actifs pour renforcer un agenda qui soutienne les jeunes? J'ai un immense plaisir a' écrire en toute confiance que l'équipe de YPARD et sa communauté n'a pas réalisé ceci une fois, mais plusieurs fois et continue de le faire. La participation des jeunes dans le Forum scientifique du CGIAR de 2011 était plutôt passive, comme ce fut le cas dans de nombreux autres rassemblements stratégiques de haut niveau qui parlent de la nourriture, l'agriculture et l'avenir de l'alimentation. Je vois que la situation a changé pour le meilleur au cours des dernières années, largement grâce au travail acharné et la persévérance de la famille et les amis de YPARD.
 
Depuis 2011, mon implication avec YPARD est restée incessante et active en tant que membre du comité de direction, vice-président et présidente. Je suis ravie d'avoir assisté à une croissance massive du réseau de 500 membres en 2006 à 1 350 en 2009 à 13 500 membres actuellement, qui partagent la passion et travaillent sans relâche pour soutenir et mettre en œuvre l'agenda collectif pour 'les jeunes et le développement agricole». Tellement heureuse d'avoir, ensemble, uni le geste à la parole; merci YPARD!

L'aventure continue ...

YPARD ne cesse de passer au niveau suivant, pour la mise en œuvre d'un agenda pour intégrer les jeunes dans le débat sur le développement. Nous avons des exemples concrets à l'appui de cet argument. Grâce à plusieurs activités et programmes, rien qu'en 2015, plus de 1000 représentants de YPARD ont développé leur capacité technique et de gestion via des webinaires et des formations ciblées. Je suis particulièrement impressionnée par l'effort de YPARD pour une présence significative des jeunes à des conférences stratégiques de développement en tant que conférenciers clés et leaders du changement. Le programme de mentorat mérite également une mention spéciale, avec une approche mixte, en ligne et en face à face.
 
Des efforts énormes sont faits pour inverser la tendance en faveur de la jeunesse; voyons comme example la stratégie pour l'intégration de la jeunesse du programme de recherche en zones arides du CGIAR sur laquelle YPARD a collaboré  (lire le rapport annuel 2015, pour en savoir plus sur ce que nous avons accompli en tant que groupe). Outre la création d'une plate-forme virtuelle pour le partage et la mise en réseau, YPARD a lancé une série d'activités pour aider à développer les compétences des jeunes chercheurs et professionnels liés à l'agriculture et le secteur alimentaire, partager des informations sur la recherche d'emploi et les opportunités - ce qui prépare des individus confiants au marché de l'emploi. En tant que comité de pilotage, chargé de superviser le but et la mise en œuvre du plan stratégique de YPARD, nous sommes assurés que YPARD gère l'agenda pour le soutien de la jeunesse avec une vision tactique et des actions concrètes.
 
Soyons tous aussi conscients que YPARD a travaillé avec des capacités humaines et financières limitées, et pourtant a réussi à développer et à maintenir un tel grand réseau et une plate-forme complète d'échange de connaissances. Le cadre idéal pour moi est qu'une fois que nous avons identifié les problèmes et documenté les bonnes pratiques de la participation des jeunes dans le secteur agricole à travers nos différentes interventions au cours des dix dernières années, les options politiques doivent être choisies avec la participation et l'engagement des organismes connexes, acteurs et les parties prenantes. La plupart et plusieurs plates-formes ont commencé à parler de la participation des jeunes dans le dialogue sur le développement avec certains qualifiant ceci d'une sorte de "Printemps de la jeunesse"- le scénario est prometteur alors que le récit se déplace lentement de jeunes en tant que participants passifs à leaders actifs. Aidons YPARD à continuer ce voyage alors que nous poursuivons l'objectif de ne pas laisser les jeunes en marge.

En avant…

Nous formons nos jeunes, les employons, mais encore trop souvent les parties prenantes oublient (ou négligent) de les impliquer dans des questions qui sont directement liées à leur futur - cet état d'esprit ou perspective a besoin de changer assez rapidement. Les membres de YPARD doivent être proactifs, forts et coordonnés pour assurer qu'il n'y ait pas d'options de développement sans la participation des jeunes - dans le secteur de l'agriculture ou au-delà.
 
Il est juste de reconnaître que lentement et progressivement, l'agenda de la jeunesse obtient plus de considération et d'attention- cela était largement absent dans les forums  pour le développement il y a 10 ans. En tant que réseau avec une envergure internationale, YPARD pourrait être considéré comme un chef de file dans la création et le pilotage de l'agenda pour un soutien plus fort à la jeunesse dans les forums mondiaux, régionaux et nationaux. Nos 4 unités régionales et 61 représentants nationaux méritent une mention spéciale, tout comme l'unité de coordination globale de YPARD - basée à Rome et mes collègues du comité de direction. Cependant, le travail est loin d'être fait: si vous demandez à quelqu'un de décrire la politique en un seul mot, les gens souvent la qualifieront d' «anciens» ou de «mature». Quelque soit la région du monde, la jeunesse est laissée de coté lorsque les décisions politiques sont prises et cette question reste à fixer. Les bonnes nouvelles sont que nous avons maintenant plus de 13 500 YPARDians (inscrits sur le site) - avec d'autant plus d'adeptes sur les médias sociaux - qui se font porte-parole de cet agenda et qui vont probablement l'addresser avec succès - avez-vous entendu, YPARDiens - je parle en notre nom à tous.
 
YPARD mûrit. En 2016, nous célébrons ensemble 10 ans de succès durement acquis en tant que plate-forme de réseautage pour les jeunes professionnels pour le développement agricole. À l'avenir, nous avons besoin de tous nos membres pour continuer à participer et à s'impliquer dans les questions de développement agricole dans leur région ou pays, de débattre ouvertement et de discuter de leurs problèmes avec leurs collègues et partenaires à travers le monde et d'identifier les solutions et les compétences, à partir de l'expérience des autres. Cela dit, je ne peux avoir qu'une idée infime de la capacité et de la compétence disponible au sein de la grande communauté de YPARD et de la portée de leurs connaissances - je pense que c'est au-delà des mots et du nombre que l'on puisse capturer, cependant, je suis certain que, collectivement, nous pouvons résoudre les problèmes de la jeunesse, de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'agenda de développement (durable). Avec une vision commune que nous partageons en tant que membres de YPARD, à mon avis, nous pouvons servir comme force unie pour orienter l'agenda de la jeunesse dans les débats sur le développement. Nous restons dédiés à ce que nous faisons: 'aider les jeunes dans l'agriculture à acquérir les compétences nécessaires pour contribuer à une économie alimentaire productive et durable et la revitalisation de l'image de l'emploi dans le secteur agricole ».
 

Restez avec nous tout au long de l'année 2016 sur http://www.ypard.net/fr/célébrons-les-10-ans-de-ypard  et prenez part aux célébrations!